A Bukavu, les psychologues exhortent à la population de renforcer la solidarité communautaire, d’éviter la stigmatisation des personnes ayant des problèmes psychologiques et de toujours parler de ses problèmes avec un proche, un leader religieux ou un professionnel de santé.
Ceci pour combattre les conséquences liées aux traumatismes.
Recommandations formulées à l’issue d’un entretien avec le reporter de la RTNK, vendredi 6/Mars/2026.
Cette exhortation est consécutive à la hausse de cas de suicide dans la ville de Bukavu, indiquent ces psychologues.
Pour eux, plusieurs facteurs expliquent cela entre autres : les stress économiques et pauvretés, traumatismes liés aux conflits et à l’insécurité, la dépression et les troubles mentaux, l’isolement social, le manque de soutien familial ou communautaire et la consommation d’alcool ou de drogues.
Ce qui augmente les comportements à risque et qui peuvent toucher non seulement la personne victime mais aussi la famille et toute la communauté, indique Soli SALUMU.

« C’est pourquoi je recommande aux habitants de Bukavu de chercher une aide psychologique dans les structures de santé en cas de troubles psychologiques, de renforcer la solidarité communautaire à travers des visites, d’éviter la stigmatisation des personnes ayant des problèmes psychologiques et de sensibiliser la population sur la santé mentale et la prévention du suicide. Je m’en vais pour sensibiliser sur cela car les traumatismes psychologiques peuvent provoquer plusieurs effets entre autres l’anxiété et la peur constante, la dépression et la perte d’espoir suivi des troubles du sommeil et des colères ou irritabilité ».
Même son de cloche pour le Psychologue Clinicien Serge OMBENI. Il invite les habitants de Bukavu à adopter l’attitude de non-discrimination, le non jugement, l’attitude protectrice et de l’empathie à l’endroit de la personne qui commence à manifester les idées suicidaires.

« Le suicide n’est comme conséquences des problèmes de la santé mentale par exemple le problème de la dépression, les stress post traumatique, le problème de toxicomanie et l’isolement. Ce phénomène arrive lorsqu’une personne a déjà traversé certains des problèmes de santé mentale. Là maintenant, la population doit adopter l’aptitude d’empathie, de la protectrice pour amener la personne à s’ouvrir et s’en débarrasser ».
Plusieurs cas de pendaisons signalés à Bukavu où deux semaines ne s’achèvent plus sans que pareil cas ne soit enregistré. Le cas récent est celui de BASHIZI Flavien âgé de 29ans retrouvé pendu à travers un pagne a nuit du Jeudi à ce Vendredi 6/Mars/2026.
Par Eric CHOKOLA
