A Bukavu, l’expert en géographie et gestion de l’environnement Kwabe B. Franck propose l’intégration de la gestion du bruit dans la planification urbaine et les politiques de santé environnementale. Ceci dans le but de réduire l’exposition de la population urbaine à la pollution sonore.
Une exhortation faite lors d’un entretien avec le reporter de la RTNK Mardi, 26/Mai/2026.
Tout part des analyses statistiques descriptives et des comparaisons saisonnières jadis réalisées et complétées par une interpolation spatiale pour cartographier la distribution du bruit à Bukavu.
Des analyses qui prouvent les niveaux sonores moyens pendant la saison des pluies (67,83 ± 9,36 dB(A)) et la saison sèche (66,81 ± 8,55 dB(A)) malheureusement supérieurs au seuil de bruit diurne fixé par l’Organisation mondiale de la Santé.
Cependant, les analyses démontrent que le niveaux maximaux enregistrés ont atteint 114,0 dB(A) dans les zones commerciales et 111,3 dB(A) aux abords des écoles, exposant ainsi les écoliers à une pollution sonore préoccupante avec effet sur les conditions d’apprentissage fait savoir l’un cet expert en géographie et gestion de l’environnement.

« L’analyse spatiale par le Système d’Information Géographique a révélé une distribution hétérogène du bruit (30,8-114 dB(A)) avec des pics le long des routes de Bukavu. Avec l’intensité des activités urbaines, les niveaux sonores étaient élevés en journée et en soirée avec des pics plus marqués le matin et le soir aux endroits à forte circulation ou dans les coins chauds » indique KWABE B. Franck.
Il déplore que la pollution sonore environnementale demeure un problème sous-estimé, malgré ses effets avérés sur la santé publique dans les villes à urbanisation rapide où les données empiriques restent limitées.

« C’est pour cette raison que nous avons réalisé cette étude qui vise à analyser la variabilité spatiale et temporelle de la pollution sonore environnementale à Bukavu, au Sud-Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ces résultats soulignent la nécessité de lutter contre la pollution sonore à Bukavu qui est une ville caractérisée par une forte croissance démographique, une forte concentration d’écoles et une intense activité urbaine ».
Retenez que les niveaux de bruit ont été mesurés à l’aide d’un sonomètre SPL-25 sur 17 sites spécifiques, classés selon trois types d’occupation du sol (commerces, zones résidentielles et écoles), durant les saisons sèche et humide, en journée (7h00-18h00).
Par Eric CHOKOLA
