Briser le tabou autour des règles tout en renforçant les messages de prévention contre le virus Ebolam Tel a été l’objectif d’une activité de sensibilisation et de solidarité organisée par IGA PAD(Innovation Girls African Pads) en partenariat avec TSFEV (travail social pour les femmes et les enfants vulnérables) au quartier Panzi en ville de Bukavu en marge de la journée internationale d’Hygienne menstruelle célébrée le 28 mai de chaque année.
A en croire Mme Irène Kitumaini Kahunga , plus de 20 jeunes filles en âge de puberté ont ont pris par à cette séance de sensibilisation dans l’air de santé de nyantende .
Occasion pour la coordonnatrice d’IGAPAD d’expliquer sans tabou , le cycle menstruel ainsi que l’importance d’utiliser des protections hygiéniques propres et des bonne pratiques de lavage des mains .
« Quand une fille a ses règles sans accès à l’eau ni à des serviettes hygiéniques , elle rate l’école. On perd du potentiel”, a rappelé la coordonnatrice d’IGA PAD
Une distribution des serviettes hygiéniques a été faite au participantes pour assurer assurer leurs bien être dans la période menstruelle. Des kits lavables produits localement réduisent aussi les déchets textiles , en lien avec la vision d’IGAPAD.
Des participantes ont pris la parole pour poser des questions sur les difficultés qu’elles rencontrent dans leur période de règle. partager leurs difficultés.
Profitant de cette occasion le TSFEV, a rappeler à ces jeunes filles l’importance du respect de mesures barrières à fin de lutter contre la maladie à virus Ebola dans leur entité .
A cet effet, des messages clés ont été transmis notamment : Lavage des mains suivie d’une démonstration pratique avec du savon et de l’eau chlorée.
Le tout sous le slogan : « Se laver les mains après les toilettes, avant de manger et après avoir changé une protection menstruelle »
« Une fille qui connaît son corps, qui a accès à l’eau et au savon, est une fille protégée. Protégée contre les infections, protégée contre la stigmatisation, et mieux armée face à des maladies comme Ebola », ont conclu les intervenantes.
En somme, à travers cette action, IGAPAD et TSFEV rappellent que l’hygiène menstruelle n’est pas un «problème de femmes» mais plutôt un enjeu de santé , d’éducation et de développement pour toute la communauté de Bukavu.
« Le combat continue après cette activité, plus d’eau , plus d’éducation, moins de tabous.» conclut Mme Irène Kitumaini Kahunga
Par Douce Cibinda
