Malgré une météo capricieuse , l’art a repris ses droits à Bukavu . La troisième édition du festival Kwetu Théâtre a été officiellement lancée ce vendredi 1er Mai 2026 à l’Espace Culturel Kwetu Art en commune de Bagira . Sous le thème « Recoudre le rêve : La guerre n’aura pas le dernier mot». Cette édition rassemble des artistes venus des pays de la région des Grands Lacs.
Le rideau se lève sur une programmation engagée sous des messages de paix, de cohésion sociale et résilience.
Selon Joyeux bin Kabodjo, directeur du festival Kwetu Théâtre , maintenir ce festival est avant tout un « acte de foi » et une nécessité pour la survie de la création dans un contexte complexe.
Dans son discours , ce dernier a salué la résilience des comédiens venus du Rwanda, du Burundi, de Goma et d’ailleurs, qui acceptent de créer et de jouer malgré des conditions souvent précaires.
« Chers artistes , vous avez prouvé encore une fois que nous pouvons transformer le manque en scène. Bien qu’il est temps, ou bien qu’il soit temps, que l’art puisse vivre vraiment de son art. Parce qu’un art qui survit seulement finit par oublier comment respirer. Le travail, ou les conditions dans lesquelles travaillent les artistes, ce n’est pas de l’art : c’est un acte de foi»
L’un des moments forts de cette allocution a été l’hommage à la résistance par la culture :
« Si aujourd’hui cet art tient debout , c’est aussi grâce à celles et ceux qui refusent de le laisser tomber. Merci à toute l’équipe de l’Espace Culturel Kwetu Art : les visibles et les invisibles , les stratèges dans l’ombre, les architectes du possible et de l’impossible. Merci aux journalistes qui nous accompagnent. Chers journalistes, il n’y a pas de mot plus fort que « merci » pour vous dire que grâce à vous , nous avons réussi à nommer, à raconter, mais aussi à éclairer pour que tout le monde sache que « l’Essentiel » existe désormais à Bukavu : c’est-à-dire le Festival Kwetu Théâtre».
Soutenu notamment par la coopération Suisse, le festival Kwetu Théâtre réaffirme que la culture n’est pas une dépense , mais un investissement humain indispensable.

« Merci à nos partenaires , notamment la Coopération Suisse qui nous permet de garder les portes ouvertes au sens même du mot . Vous avez compris que la culture n’est pas une dépense : c’est un investissement humains». indique Joyeux bin Kabodjo
Signalons que le premier jour du festival Kwetu Théâtre a connu la participation des plusieurs personnalités dont le directeur de la coopération Suisse, Mr Thomas Jenatsch, le PCA de l’espace culturel Kwetu Art(ECKA), Mr Marcelin Cirha et des amoureux de l’art du Sud-Kivu et d’ailleurs.
Par Loni Irenge Joël
