Dans le but de rapprocher le
Festival Kwetu Théâtre des plus petits, l’espace culturel Kwetu Art a déplacé sa scène vers le CS Divine au quartier D en commune de Bagira. Une occasion pour le collectif Bukavu de présenter le spectacle TRACE.
Devant des élèves et enseignants ce complexe Scolaire , les jeunes danseurs et la slameuse Fortunée Iragi ont présenté la pièce Trace
Dans une mise en scène épurée où chaque ligne tracée au sol semble porter le poids d’un passé complexe, la pièce Traces a offert aux spectateurs du CS Divine une immersion sensorielle au cœur de l’âme humaine.
Une chorégraphie de la mémoire
Loin des discours conventionnels , la performance repose sur l’expression des corps.
Les danseurs , telles des silhouettes émergeant de l’oubli, traduisent par le geste ce que les mots peinent parfois à dire : la chute, le traumatisme, mais surtout la résistance.
Les mouvements , d’abord heurtés et répétitifs comme des souvenirs obsédants , se muent progressivement en une quête de reconstruction.
Cinq voix pour une renaissance
Le récit s’articule autour de figures symboliques fortes : La voix du souvenir et celle qui se brise, le témoin silencieux et la présence reconstructrice, la parole vivante, éritable pont jeté vers le présent.
Ensemble , ces interventions tissent un lien entre les fragments d’histoires individuelles et une mémoire collective souvent marquée par la guerre.
Transformer la douleur en langage
Le point d’orgue de la représentation réside dans son message d’espoir.
Là où les traces étaient synonymes de cicatrices et de ruptures, elles deviennent, au fil de la performance, un nouveau langage


« Ce qui était douleur devient langage, ce qui était rupture devient lien (…), Trace n’est pas seulement un spectacle sur la souffrance, c’est une célébration poétique de la capacité de l’homme à habiter son passé pour mieux construire son avenir» indique Fortunée Iragi
Ce spectacle s’est clôturée par les danse des élèves agrémentée par la musique sous l’animation du directeur de l’espace culturel Kwetu Théâtre, Joyeux bin Kabodjo.
Signalons que ce spectacle était mis en scène par Sylvain Kasereka et a connu la participation des partenaires du secteur culturel dont Mme Constance de Planta de la coopération Suisse.
Le tout dans le cadre du festival Kwetu Théâtre tenu cette année sous le thème : « Recoudre le rêve :: la guerre n’aura pas le dernier mot»
Par Loni Irenge Joël
